RDC : détérioration sécuritaire en Ituri,le Député National Gratien Iracan dénonce le silence du gouvernement congolais
Le député national Gratien Iracan, élu de la ville de Bunia,chef lieu de la province de l’ituri dénonce le silence total du Gouvernement congolais et de la Communauté internationale face aux massacres de civils en territoire de Djugu où morts et plusieurs dégâts collatéraux enregistrés en huit jours.
Dans un communiqué de presse rendu public le lundi 21 juillet 2025,cet élu du peuple est revenu sur la situation précaire depuis le 13 juillet dans la chefferie des Bahema Baguru enregistrés depuis le 13 juillet. Dans ce document il fait appel au rappel immédiat du Gouverneur militaire pour consultation à Kinshasa.
« Des détonations d’armes légères et lourdes sont toujours entendues ce lundi 21 juillet dans les localités de Gina, Nizi et leurs environs, ce qui démontre une situation sécuritaire incertaine loin de se calmer ou hors de contrôle. Depuis le 13 juillet 2025, la province de l’Ituri, en particulier le territoire de Djugu en Chefferie de Bahema Baguru, est plongée dans une instabilité sécuritaire majeure, marquée par des affrontements armés, des représailles contre la population civile, et des pertes humaines lourdes. Selon des rapports concordants, notamment celui de la Société Civile de la Chefferie des BahemaBaguru, les localités de Iga Barrière,Lopa, Dja-Dja, Lindji, Kokonyang, Gina et Nizi sont le théâtre de massacres, de pillages organisés, de destructions ciblées, et de violences systématiques extrêmement préoccupantes au vu et au su de tous » a-t-il alerté
Et comme faits alarmant il note que :
- 13 civils tués à bout portant, dont des femmes âgées et des adolescents ;
- Des églises visées en plein culte, boutiques incendiées, cheptels volés ;
- Des villages entiers incendiés, dont Koko, Limani, Luba et Saukpa ; – Rançonnements illégaux sur la RN27 et pillages organisés (argent, or, téléphones, carburant) ;
- Des collaborations présumées entre certains éléments FARDC et des groupes armés selon cette Société Civile, dans des opérations de représailles.
-Crise de confiance et danger politique
La situation dans cette zone est toujours confuse,et jusque là aucune communication de l’administration militaire n’a été faite.
Joseph Kisuki



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