Nord-Kivu : la population se souvient de DELCAT IDENGO, un an après sa mort
La population du Nord-Kivu commémore ce 13 février 2026 le tout premier anniversaire de la mort de DELCAT IDENGO, musicien et artiste révolutionnaire tué à Goma, juste après une libération conditionnée intervenue lors de l’entrée de la rébellion du M23 dans la ville.
Un an après sa disparition, l’émotion reste vive au sein de la communauté. Pour de nombreux habitants, DELCAT IDENGO n’était pas seulement un chanteur engagé, mais une voix porteuse d’espoir et de dénonciation face aux injustices sociales et politiques que traverse la République démocratique du Congo, et certains rond points ont été rebaptisés en son nom.
Artiste à la plume incisive, il a marqué les esprits par des textes engagés, dénonçant les souffrances du peuple congolais et interpellant la conscience des dirigeants. Sa musique, largement partagée sur les plateformes numériques et dans les quartiers populaires, est devenue un symbole de résistance et de liberté d’expression.
Selon plusieurs témoignages recueillis à Goma,Butembo et Beni, l’artiste a laissé une empreinte indélébile dans le cœur de la population. « Il chantait ce que nous vivons chaque jour. Il parlait pour ceux qui n’ont pas de voix », confie un habitant du chef-lieu du Nord-Kivu.
Sa mort, survenue dans un contexte sécuritaire tendu marqué par l’activisme de la rébellion du M23, avait suscité une vague d’indignation dans la province et au-delà. Des organisations de la société civile avaient alors appelé à faire toute la lumière sur les circonstances de son décès.
En ce jour de commémoration, des messages d’hommage circulent sur les réseaux sociaux, tandis que des jeunes artistes locaux reprennent ses chansons pour perpétuer son combat artistique. Pour beaucoup, DELCAT IDENGO demeure une figure emblématique de la lutte pacifique par l’art. Un an après, son héritage musical continue d’interpeller les consciences et de rappeler l’importance de la liberté d’expression dans une région en quête de paix et de stabilité.
Moses Mumbere



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