Mambasa : le député Deogratias Kalyomo interpelle le Président de l’AN et réclame une audience avec Tshisekedi

Dans une correspondance adressée ce lundi 6 avril 2026 à l’Honorable Aimé Boji Sangara, président de l’Assemblée nationale, le député national Deogratias Kakule Kalyomo dénonce « l’indifférence » face à l’insécurité à Mambasa et exige une audience urgente du caucus des élus du Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri et Tshopo auprès du Président de la République. Il pointe le « mépris » de certains membres du Gouvernement envers les députés venus proposer des solutions au Ministère de la Défense.

Le ton est grave. Dans une lettre rendue publique ce lundi 6 avril, l’élu de Bunia, l’Honorable Deogratias Kakule Kalyomo, tire la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa (Ituri) et interpelle directement le président de l’Assemblée nationale.

« Le territoire de Mambasa se meurt dans l’indifférence », écrit le député en préambule. Il rappelle le massacre de plus de 50 civils à Bafwakoa le 2 avril, suivi le 6 avril d’une « incursion audacieuse des ADF » à Mambasa-Centre, où les assaillants ont « pillé et terrorisé la population à 2 km du cœur de la cité ».

« Mutisme et mépris » du Gouvernement

Le parlementaire dénonce ce qu’il qualifie de « désacralisation de la vie humaine » et s’en prend à l’attitude de l’exécutif. « Le mutisme et le mépris de certains membres du Gouvernement sont inadmissibles : des élus du peuple, venus apporter des solutions au Ministère de la Défense, ont été éconduits avec dédain », accuse-t-il.

Selon lui, « ce blocage institutionnel paralyse toute réponse efficace et fragilise l’autorité de l’État ».

Demande d’audience au Chef de l’État

Face à ce qu’il qualifie d’« extrême gravité de l’heure », l’Honorable Kalyomo demande « solennellement » au Président de l’Assemblée nationale de « saisir Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État et Commandant suprême, pour une intervention urgente ».

Il plaide pour une audience immédiate du caucus des députés du Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri et de la Tshopo auprès de Félix Tshisekedi.

« Le contrôle parlementaire ne doit plus être entravé ; le sang de nos compatriotes exige une action immédiate et une synergie au plus haut sommet de la Nation », conclut le député de Bunia.

Jospin wa Jorkim

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